Le blog des Mines de Couleurs

Toutes les informations liées à l'exposition "Des Mines de Couleurs". L'identité stéphanoise abordée par les couleurs.

02 décembre 2007

Pourquoi aborder le sujet de la couleur dans le cadre d'une exposition sur l'identité stéphanoise ?

Blason_de_la_ville_de_Saint_Etienne« Porter les couleurs de sa maison, de son entreprise, de sa ville, de son pays ». La langue, à travers diverses expressions, rend bien compte de l’importance que revêt la couleur comme valeur identitaire, comme signe d’appartenance à un territoire ou à une communauté. Cette valeur est aujourd’hui plus que jamais mise en question dans une ville qui se cherche. Pourquoi le noir des cendres ? Pourquoi le vert du football ? Pourquoi le bleu du blason historique ? Pourquoi le jaune, voulu par la municipalité, décrié par les habitants, et qui pourtant recouvre déjà les murs ? Peut-on conférer une identité à une ville et à ses habitants sans l’opinion des habitants, sans l’opinion de la ville ? « Hisser les couleurs », peut-être que la multiplicité des couleurs unie les hommes, que le choix d’une couleur les divise. Nous nous devons de poser ces questions, c'est à vous d'y répondre ...

Posté par nicolasaabrun à 19:53 - Histoire d'un titre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 décembre 2007

Des Mines de Couleurs. Histoire d'un titre

« MINE n.f. (breton min, bec). 1. Aspect de la physionomie indiquant certains sentiments ou l’état du corps. 2. Cavité creusée dans le sol pour extraire du charbon, un minerai ou une substance utile. 3. Fig. Fonds riche de qqch, ressource importante. 4. Apparence, aspect extérieur. »

humoractionnairesminesPour nombre de stéphanois, Saint-Etienne semble faire grise mine. Mine de rien, de par sa pluralité ethnoculturelle, de par son histoire, son blason, ses clubs sportifs, elle est, à n’en pas douter, une mine de couleurs.

Certes, la mine, exploitée intensivement au 19ème et au début du 20ème siècle, ainsi que d’autres industries ont contribué à recouvrir les murs de noir, un noir de suie, ou un noir de mine de crayon, peut importe … Alors après cela, forcement, Dalgabio[1] aura eu beau faire, les façades ne paient pas de mine. Mais au fond, lorsque l’on pousse les portes de ces bâtiments, que l’on y découvre les richesses du patrimoine stéphanois, n’est-ce pas avec une mine enjouée que l’on en ressort pour vivre au cœur de cette cité. Voilà pourquoi nous avons souhaité que notre exposition s’intitule : Des mines de couleurs.

[1] Architecte et urbaniste ayant dressé le plan fondateur du Saint-Etienne moderne en 1792.


Honoré Daumier, Actionnaires de mines faisant une drôle de mine, c. 1840.

Posté par nicolasaabrun à 00:07 - Histoire d'un titre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1